Présentation du village entrée village 1910          

ENTR2E VILLAGE aas 1910

Et en 2008,

aas 300pxaas1.jpg
                                                                      Bonjour,

J’habite le petit village d’AAS (alt 791 m) en Vallée d’Ossau dans les Pyrénées Atlantiques.
Aas est l’un des hameaux des Eaux-Bonnes avec Gourette et Assouste.

Les Ossalois = Lous oussatès (les montreurs d’ours)

village pris sur internet
Au XVII e siècle, Aas était administré, comme presque toutes les communes d’Ossau, par deux jurats. La charge était annuelle, mais, au lieu d’être élus à la pluralité des voix, ils étaient nommés par les deux jurats sortant de charge, et par les deux qui avaient précédés ces derniers.

Aas est construit sur le flanc de la montagne verte, face au massif du Gourzy et au pic de Ger, surplombant la commune de Laruns et le village d’Eaux-Bonnes.

entregliseaas.jpg église église et Ger en fond

Aas eut le privilège d’être, par ordre alphabétique, la première commune de France. Et est placé sous le pratonage Saint-Laurent. L’ église paroissiale son historique :
En 1855, projet de réparation et de décoration – l’église est dite très récemment construite.
De 1877 à 1879, projet de construction du clocher par Pierre GABARRET, architecte de la commune d’Eaux-Bonnes, et exécution des travaux par les entrepreneurs ESQUERRE et ARRICOT.
Description : Clocher-porche – chevet plat – gros-oeuvre en moellons – couverture(matériaux) = ardoise, tuile – plan allongé – étages : 1 vaisseau – couvrement : fausse voûte en berceau plein-cintre, à lunettes -
couverture (type) : flèche polygonale; – toit à longs pans – pignon découvert – pignon couvert – appentis – état restauré.

Aas est aussi le village natal de Jacques Orteig, (1834-1904) célèbre guide de la grande époque.
Ses capacités de marcheur étaient connues de toute la vallée d’Ossau au point qu’il engageait des paris comme celui qui, le 22 juillet 1872, alors qu’il avait 38 ans, le conduisit au Pic de Ger, à l’Ossau puis à Pau. Par la suite il donna des exhibitions que nous appelons sans doute aujourd’hui des compétitions…
Ses qualités de montagnard et de guide étaient également reconnues. Spécialiste du Balaïtous, en 1865, il en fait la première ascension de la face Est et en 1871, la seconde ascension du Palas (2974 m), le plus haut sommet de la vallée d’Ossau.
Jacques Orteig a laissé son nom au fameux  » passage d’Orteig  » pour monter au refuge d’Arrémoulit. Beaucoup de randonneurs et alpinistes doivent ignorer l’origine de ce nom.

 Eaux-Bonnes Gourzinette

Les habitants réputés pour leur rudesse portent le sobriquet de : Lous Quelhous qui viendrait de l’espagnol « quisquilhosos » chicaneurs et tracassiers. En patois les « queyos », car on disait d’eux qu’ils avaient l’habitude d’accueillir les étrangers à coup de cailloux.
On dit que les pasteurs de cette commune ont eu de nombreux différents, au sujet des pâturages, avec leurs voisins de l’autre côté des Pyrénées.

siffleurExtraordinaire : Il y-a quelques années en arrières ces habitants, communiquaient avec un véritable langage sifflé, quelque chose de peu ordinaire, unique en Europe, rare au monde, mais ils en n’avaient pas conscience.
Cela leurs permettaient d’échanger entre eux de s’inviter à boire un coup, d’appeler les enfants qui l’utilisaient eux-mêmes pour les jeux, par les amoureux pour se fixer un rendez-vous… et surtout utilisé en montagne par les bergers, pour demander des renseignements, pour rompre la solitude, pour se prévenir d’un danger ou demander de l’aide (arrivée des Allemands pendant la guerre, l’ours…) à plus grande distance que la voix parlée : de part et d’autre de la rive du valentin, jusqu’à une distance de 2.5 kms.

Déjà, en 1850, à Aas, on communiquait en sifflant. IL a fallu attendre 1959, que des savants s’intéressent à ce langage afin que cette histoire ne perdisse pas! Jusque là aucune trace… , malgré de nombreux ouvrages traitant de la Vallée d’Ossau, de ses coutumes, de ses traditions. Au début du XX siècle, pratiquement tout le monde sifflait au village, les enfants l’apprenaient instinctivement comme le patois Ossalois mais la modernisation! … a fait que nous bannissions ces langages dit maternel au profit du français.Le langage sifflé des habitants d’A'AS a disparu, ainsi que les bergers et la plupart des cabanes, des cuyalas ont été désertés.

Montagne verte

Sesques